Lutte contre les incivilités
Lutter contre les incivilités urbaines grâce au marquage au sol comportemental
Mégots jetés au pied des façades, déjections canines non ramassées, dépôts sauvages près des points d'apport volontaire : ces incivilités du quotidien coûtent cher en nettoyage et dégradent l'image d'un quartier, sans qu'un simple panneau d'interdiction suffise à changer les habitudes. Le marquage au sol propose une approche différente : agir sur le comportement au moment et à l'endroit exact où il se produit.
Le principe du Nudge appliqué à la propreté urbaine
Plutôt que d'interdire, on oriente. Un marquage ludique près d'un cendrier public ("Votre mégot ici, pas là"), un pictogramme humoristique près d'un point de collecte, ou un jeu au sol qui canalise les déplacements piétons : ces dispositifs s'appuient sur des biais comportementaux bien documentés pour obtenir des résultats mesurables, là où la répression ou l'affichage classique montrent leurs limites.
Domaines d'application
- Zones fumeurs et abords des cendriers publics
- Espaces verts et parcs (déjections canines)
- Points de collecte des déchets et encombrants
- Halls d'immeubles et parties communes (pour les bailleurs sociaux)
- Marchés et zones commerçantes en sortie d'événement
Une solution qui reste propre, au sens propre du terme
Nos techniques (Clean-Tag par nettoyage haute pression ou Tempo-Tag à la peinture biodégradable) n'ajoutent pas de pollution supplémentaire sur l'espace public : c'est cohérent avec l'objectif même de la démarche, qui est d'améliorer la propreté urbaine et non de la déplacer ailleurs.
Pour qui?
Municipalités, bailleurs sociaux, syndics de copropriété, gestionnaires d'espaces publics et privés confrontés à des incivilités récurrentes sur un secteur identifié.
Le marquage anti-incivilités fonctionne-t-il vraiment mieux qu'un panneau d'interdiction ?
Les dispositifs de type Nudge s'appuient sur des mécanismes comportementaux (biais attentionnels, engagement ludique) plutôt que sur l'interdiction pure. Ils obtiennent généralement de meilleurs résultats sur des comportements ancrés dans l'habitude, comme le jet de mégots, là où un panneau seul montre vite ses limites.
Sur quels espaces ce type de marquage est-il le plus efficace ?
Les zones à forte récurrence d'un même comportement indésirable et à passage régulier : abords de cendriers publics, entrées d'immeubles, points de collecte de déchets, sorties de parcs. L'efficacité dépend surtout du bon ciblage du point noir.
Le marquage anti-incivilités salit-il davantage l'espace public ?
Non, c'est même l'inverse pour la technique Clean-Tag, qui nettoie la surface plutôt que d'y déposer de la matière. Le Tempo-Tag utilise quant à lui une peinture biodégradable sans impact durable sur le support.
Est-ce adapté aux bailleurs sociaux et copropriétés, ou uniquement aux villes ?
Les deux. Les halls d'immeubles, parties communes et abords de résidences sont des terrains d'application fréquents, au même titre que l'espace public municipal.